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Akhethetep, Chapelle d'Akhethetep.
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Akhethetep, Chapelle d'Akhethetep
À bord d'une frêle embarcation, deux personnages tentent d'éloigner des hippopotames.

Architecture • Nom propre.Monument funéraire vendu au Louvre en 1903 par le Gouvernement égyptien et extrait par Georges Bénédite (1857-1926), alors Conservateur du Département des Antiquités égyptiennes, du mastaba qu'un pharaon de la Ve dynastie (Niouserrê ou Djedkarê Isesi ?) permit à un de ses hauts dignitaires de faire construire dans la nécropole de Saqqara.ΕActuellement exposée dans la salle 4 de ce même département, cette chapelle de relativement petites dimensions, construite en calcaire fin des carrières de Toura, à 18 kilomètres au sud du Caire, sur la rive droite du Nil, présente la particularité d'être remarquablement décorée de scènes gravées en registres (avec encore certaines traces de peinture), d'une valeur symbolique avérée, puisque destinées à assurer, par la magie de l'image et celle du texte, l'approvisionnement en offrandes, essentiellement alimentaires, permettant ainsi la survie d'Akhethetep dans l'au-delà. Ces scènes de chasse, de pêche, d'élevage et de travaux des champs, si elles font partie d'un corpus déjà devenu classique à la Ve dynastie, confèrent néanmoins, grâce à quelques détails dus à la personnalité propre, voire à l'humour de l'un ou l'autre, une valeur telle que ce monument peut être considéré comme un des joyaux incontestés du Louvre, toutes sections confondues. À Saqqarah, l'entrée de cette chapelle était tournée vers l'est, vers la vallée du Nil, vers le soleil levant. À l'intérieur proprement dit, sur le mur qui lui fait face, avaient été aménagées deux niches monumentales peintes en jaune qui constituent en fait la représentation de deux portes encadrées de redans et surmontées d'un rouleau semblable à celui de l'entrée : ce sont les stèles « fausses-portes » qui permettent symboliquement à l'âme d'Akhethetep le passage entre le monde des vivants et celui des morts car, dans la réalité géographique, derrière ce mur ouest, il y avait le désert, la nécropole. De chaque côté de ces immenses fausses-portes s'organise tout le reste du décor de la chapelle funéraire : c'est vers elles en effet que processions et animaux vont se diriger, c'est près d'elles que figurent les scènes en relation directe avec le culte qui était rendu au défunt.

Voir aussi : Akhethetep, Akhethotep, Akhet-Hotep. Akhethetep, Mastaba d'Akhethetep.

— R. L.

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